Exemple de société offshore

Une société offshore est une bonne chose, car cela vous permet de jouir de nombreux avantages financiers, et fiscaux notamment. Mais la création d’une société offshore ne doit pas se faire à la légère, pour la simple raison que la question de fiscalité est délicate dans les différentes juridictions qu’il convient de bien s’en servir. En effet, le choix de votre pays d’implantation, des activités de votre société offshore, ainsi que de son statut juridique doit convenir parfaitement aux lois en vigueur dans le pays offshore. Dans cet article, je vous donne un exemple de société offshore, afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement de cette structure.

Exemple de société offshoreTravailler légalement en Belgique avec une société offshore aux Seychelles

L’objectif principal d’un montage offshore, c’est-à-dire l’implantation du siège social de votre société à l’étranger, est de pouvoir s’échapper à une imposition supposée lourde grâce aux avantages fiscaux qu’offrent certains pays, et de pouvoir ainsi, minimiser les coûts et optimiser les revenus de la société. Mais attention à ne pas faire de montage illégal, parce que la société offshore est entièrement légale, à condition de bien l’utiliser.

En créant une société ailleurs qu’en France ou en Belgique, vous devez créer au minimum une succursale en France ou en Belgique, là où vous continuez à exercer vos activités. En fonction de votre activité, un simple bureau de liaison est suffisant. Mais l’idéal pour ne pas attirer l’attention est de monter une structure telle une entreprise individuelle ou SPRL. En effet, qui dit succursale ou bureau de liaison dit aussi structure ailleurs…

Le cas d’une succursale

La succursale en Belgique représente votre société offshore aux Seychelles, et portera ainsi le même nom. Il n’y a pas de capital social à verser et sa création est d’une simplicité. La succursale sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés, après que votre société offshore soit créée. Cette succursale va fonctionner comme une SARL (SPRL) où vous pouvez vous attribuer un salaire et embaucher des ouvriers. Le directeur de la société offshore en est le gérant en Belgique, et la responsabilité est limitée au capital de la société mère.

Le cas d’un bureau de liaison

Un bureau de liaison est une simple adresse commerciale sur le territoire belge. Ainsi, il n’y a pas lieu de l’immatriculer. Lorsque vous souhaitez traiter des affaires en Belgique avec votre société étrangère immatriculée aux Seychelles sans avoir d’activité réelle sur le territoire (vente par correspondance par exemple), le bureau de liaison est approprié. Quant à la facturation, elle sera toujours établie aux nom et adresse du siège social de la société offshore, donc aux Seychelles, et surtout pas à l’adresse du bureau de liaison en Belgique.

Le cas d’une structure belge : une entreprise individuelle

Cette option est la plus recommandée. Elle consiste à mettre en place une entreprise individuelle, ou de préférence une SCS qui portera un nom différent de celui du siège social. De cette manière, vous pouvez facturer un minimum de chiffre d’affaires au nom de cette structure belge, juste pour couvrir les charges et les frais de fonctionnement de la société. Dans le cas où vous montez une SCS, vous pouvez vous accorder par exemple un salaire à mi-temps, ce qui permettra de justifier un revenu minimum pour régler vos frais personnels et familiaux. Le reste des commandes sera facturé directement au nom de la société offshore. Ainsi, ce montage semble actuellement le plus efficace dans cet exemple.

Pour créer votre société offshore dans n’importe quelle juridiction offshore, n’hésitez pas à faire appel aux conseils et aux services de professionnels afin de pouvoir profiter pleinement de votre structure offshore.