BNP Paribas et Crédit Agricole auraient aidé à monter des sociétés offshores

La semaine dernière, il a été affirmé par Le Monde, que les grandes banques françaises BNP Paribas et Crédit Agricole ont aidé à la création de sociétés offshores dans des paradis fiscaux, dans les années 1990 et 2000, sans cependant se prononcer sur la légalité de cette pratique désormais très connue aujourd’hui. Cette affirmation du quotidien s’appuierait sur des informations du consortium indépendant de journalisme d’investigation ICIJ basé à Washington.

BNP Paribas et Crédit Agricole auraient aidé à monter des sociétés offshoresDans le strict respect de la loi

Pour répondre de ces révélations, Crédit Agricole n’a pas voulu réagir dans l’immédiat, étant indisponible. Tandis que BNP Paribas a répondu que la banque exerce ses activités « dans le strict respect des lois et règlements en vigueur en France, en Europe et dans le monde ». Selon Le Monde, ces deux banques citées ont supervisé la création de très nombreuses sociétés offshores pour des clients recherchant la confidentialité et une fiscalité plus faible, dans les Îles Vierges Britanniques, dans les Îles Samoa ou à Singapour, vers la fin des années 1990 et tout au long des années 2000. Mais le quotidien précise que les informations de l’ICJI s’arrêtent au début de l’année 2010.

Montages offshores à partir des filiales bancaires

Pour Crédit Agricole, 36 sociétés créées par sa filiale suisse, et par l’intermédiaire de ses implantations en Asie (Hong Kong et Singapour) ont été évoquées, jusqu’à la fin des années 2000.

Quant à BNP Paribas, 56 montages de sociétés offshores, mises en place à partir de ses filiales à Jersey et en Asie (Taïwan, Hong Kong et Singapour), aux Îles Vierges Britanniques, aux Samoa, aux Seychelles, à Hong Kong et à Singapour ont été reconstitués par le journal. Selon BNP Paribas, les documents utilisés par Le Monde seraient « anciens ». Et d’insister que « les attentes de la société ont évolué ces dernières années. BNP Paribas a revu et durci ses procédures, et s’impose aujourd’hui des obligations qui vont bien au-delà des exigences légales, par exemple en refusant d’ouvrir des comptes et des structures immatriculées dans certains pays lorsque leur propriétaire est européen ».